En anglais « Conudrum » signifie énigme, ou casse-tête. The Conundrum Helix porte bien son nom, ce jeu PC qui sortiras fin 2026 regorge de puzzle, et en son cœur se trouve des mystères que le joueur devra percer.
Voyage à travers l’atmosphère de ce jeu, et toutes ses inspirations.
The Conundrum Helix est un jeu indépendant développé par une petite équipe d’amis. La majorité du projet n’est porté que par quatre personnes même si d’autres connaissances peuvent se greffer au développement provisoirement. L’idée vient de Dorian, travaillant sous le pseudonyme Nogam. Il est co-directeur du projet avec Céleste, doubleuse et compositrice de son nom d’artiste Cica’. Ils sont accompagnés par leurs amis Noé et Esteban pour la conception de ce jeu.
Ce jeu résonne de références, mais une se détache du lot, le jeu Portal. Cette inspiration est assumée, à la fois pour les décors et pour le gameplay. Comme le jeu du studio Valve, The Conundrum Helix est un jeu de puzzle où le joueur doit avancer de salles en salles guidé par une voix mystérieuse : celle de Helix.
Pour franchir chaque porte il est nécessaire de se frayer un chemin, déplacer des objets, ou activer des leviers. Ces puzzles ressemblent donc plus à ceux d’un Zelda que d’un Professeur Layton. L’observation est primordiale, et permet, en plus d’avancer dans le jeu, de découvrir des décors soignés.
Du 19e siècle au 21e, The Conundrum Helix pioche un peu partout
Le jeu est découpé en deux parties, l’une appelée le Temple, l’autre, le Complexe. C’est dans cette deuxième zone que l’influence de Portal se fait le plus sentir. Les décors sont froids, industriels et dégradés. À l’inverse dans le Temple, des couleurs chaudes règnent, la végétation est omniprésente, grimpant sur les murs et le plafond. De nombreux rouages sont présents sur les murs, cette architecture Steampunk permet de faire le lien entre les deux zones. Donnant au joueur l’impression que le Temple n’est qu’une partie du Complexe dans lequel la nature aurait pris le dessus.
Le tout est présenté dans un style à mi-chemin entre le réalisme et la peinture. Les développeurs avaient collaboré avec des artistes qui ont choisi ce style, mais il n’était prévu qu’ils travaillent sur le projet jusqu’au bout. Nogam évoque le talent nécessaire pour maîtriser cette technique, talent qu’il assume ne pas avoir, rendant donc la suite du développement compliqué. Malgré tout, il souhaite coller à ce style au mieux quitte à devoir passer de longues heures pour avoir un rendu qui le satisfait. Cette attention portée sur les décors et les textures, retarde la sortie du jeu. Mais pour ceux qui travaillent dessus, autant sortir un jeu dont ils sont fiers quitte à ce que celui-ci ne soit disponible que quelques mois plus tard.
Entre le Japon et le metro lyonnais, où est ce que la bande son nous emmène ?
Cette envie de créer une œuvre complète à l’atmosphère unique nécessite non seulement des décors immersive, mais aussi une bande son travaillée. Pour cela la co-directrice du projet, Cica’, compose les musiques. Son inspiration principale est le composteur Joe Hisaishi, connu pour avoir travaillé sur de nombreux films du studio Ghibli, dont leurs principaux succès comme Mon voisin Totoro ou Princesse Mononoké.
Cica’ n’est pas musicienne de profession, sa recherche de mélodie passe par beaucoup d’essais. Tout d’abord sur son piano électronique, puis ensuite via des logiciels tel que Garage Band où elle peut ajouter d’autres instruments. Elle est accompagnée par un ami guitariste, Brendan, qui travaille lui aussi sur la bande originale.
Cependant, les musiques ne suffisent pas. Il faut aussi ajouter différents bruitages, le bruit des pas du joueur par exemple. Mais pour que l’expérience soit immersive, les décors doivent aussi émettre des sons. Pour correspondre à l’atmosphère industrielle du Complexe Cica’ doit écouter les bruits qui l’entourent et enregistrer tout ceux qui ont des sonorités mécaniques. C’est comme ça qu’on peut la voir enregistrer le bruit du métro D entrain d’arriver à quai.
Evidemment, Cica’ et Nogam ne peuvent pas produire tous les bruits nécessaires, ils doivent aussi rechercher ce dont ils ont besoin sur des banques de sons libres de droit.
Toute cette recherche et ce soin apporté aux détails se ressentent. Même si The Conundrum Helix n’est pas parfait, le joueur a devant lui de nombreuses heures de jeu dans un univers poussé dans lequel les développeurs ont mis beaucoup de temps, de cœur, et de talent. Rendez-vous fin 2026 pour la sortie de ce jeu indépendant rempli de mystères.